Introduction à la prévention des risques dans le MASE

La prévention des risques professionnels constitue le pilier fondamental du référentiel MASE (Manuel d’Amélioration Sécurité Entreprise). Pour toute entreprise qui souhaite obtenir ou maintenir sa certification MASE, la mise en place d’une démarche structurée de prévention n’est pas une option : c’est une obligation méthodologique et un levier de performance durable.

Chaque année en France, les accidents du travail et les maladies professionnelles engendrent des coûts humains et financiers considérables. Selon les données de la CNAM, on dénombre encore plus de 600 000 accidents du travail par an, dont plusieurs centaines sont mortels. Le référentiel MASE répond à cette réalité en proposant un cadre exigeant qui intègre la prévention des risques à tous les niveaux de l’organisation : de la direction générale jusqu’aux opérateurs sur le terrain.

La prévention des risques dans le cadre du MASE ne se limite pas à la conformité réglementaire. Elle vise une véritable culture de la sécurité, où chaque collaborateur devient acteur de sa propre sécurité et de celle de ses collègues. Cette approche proactive permet de réduire significativement la sinistralité, d’améliorer les conditions de travail et de renforcer la compétitivité de l’entreprise auprès des donneurs d’ordres.

Ce guide complet vous présente l’ensemble des dimensions de la prévention des risques telles qu’elles sont traitées par le MASE : les types de risques couverts, les méthodes d’évaluation, les plans de prévention, les équipements de protection, la formation, les risques psychosociaux et les indicateurs de suivi. Que vous prépariez votre premier audit MASE ou que vous cherchiez à renforcer votre système de management SSE, ce guide constitue votre référence.

Les types de risques couverts par le MASE

Le référentiel MASE adopte une approche exhaustive de la prévention en couvrant l’ensemble des familles de risques professionnels. Cette vision globale distingue le MASE des démarches partielles qui se concentrent uniquement sur la sécurité physique. Voici les quatre grandes catégories de risques identifiées et traitées dans le cadre MASE.

Risques physiques et mécaniques

Les risques physiques représentent la catégorie la plus visible et la plus immédiatement dangereuse. Ils incluent les risques liés aux chutes de hauteur, à la manutention manuelle, aux équipements de travail, au bruit, aux vibrations et au travail en environnement extrême. Le MASE exige que chaque entreprise identifie précisément ces risques dans son contexte opérationnel et mette en place des mesures de prévention adaptées.

Les chutes de hauteur restent la deuxième cause de mortalité au travail en France. Le MASE impose une analyse systématique des situations de travail en hauteur et la mise en place de protections collectives avant toute solution individuelle. Les risques liés à la manutention manuelle sont également majeurs : ils représentent plus de 50 % des accidents du travail avec arrêt. Le référentiel exige des formations spécifiques aux gestes et postures, ainsi que la mécanisation des tâches les plus pénibles lorsque cela est techniquement possible.

Le bruit constitue un risque souvent sous-estimé. Au-delà du seuil de 80 dB(A) d’exposition quotidienne, l’employeur doit mettre en place des actions de prévention. Le MASE pousse les entreprises à aller au-delà des obligations minimales en intégrant la réduction du bruit à la source dans leurs projets. De même, les vibrations transmises par les outils et les engins font l’objet d’une vigilance particulière, avec des valeurs limites d’exposition et des mesures de rotation des postes.

Risques chimiques

Les risques chimiques concernent toutes les entreprises qui utilisent, stockent, transportent ou produisent des substances dangereuses. Dans le cadre du MASE, l’évaluation du risque chimique s’appuie sur l’inventaire exhaustif des produits utilisés, l’analyse des fiches de données de sécurité (FDS) et la mesure des expositions aux postes de travail.

Le MASE exige la mise en place d’une hiérarchie de prévention stricte : substitution des produits les plus dangereux par des alternatives moins nocives, mise en place de protections collectives (ventilation, captage à la source, confinement), et en dernier recours, fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés. Les agents CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) font l’objet d’une attention renforcée avec une traçabilité des expositions et un suivi médical spécifique.

Risques psychosociaux (RPS)

L’intégration des risques psychosociaux dans le périmètre du MASE reflète l’évolution de la compréhension des enjeux de santé au travail. Le stress chronique, le harcèlement moral ou sexuel, les violences internes et externes, le burn-out et la charge mentale excessive sont autant de risques qui impactent la santé des salariés et la performance de l’entreprise.

Le MASE attend des entreprises qu’elles intègrent les RPS dans leur document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), qu’elles mettent en place des indicateurs de suivi (taux d’absentéisme, turn-over, plaintes) et qu’elles déploient des actions de prévention primaire : organisation du travail, autonomie des salariés, reconnaissance, équilibre vie professionnelle/vie personnelle.

Risques environnementaux

Le volet environnemental du MASE distingue ce référentiel des démarches purement sécuritaires. Les entreprises certifiées doivent identifier et maîtriser leurs impacts environnementaux : émissions atmosphériques, rejets liquides, production de déchets, consommation de ressources naturelles, risques de pollution accidentelle des sols et des eaux.

La gestion des risques environnementaux dans le MASE s’inscrit dans une logique de prévention à la source et de réduction continue. Les entreprises doivent disposer de procédures d’urgence en cas d’incident environnemental (déversement accidentel, incendie avec fumées toxiques) et démontrer leur capacité à limiter les conséquences d’un événement non souhaité sur le milieu naturel.

L’évaluation des risques professionnels (DUERP et analyse des risques)

L’évaluation des risques professionnels est la pierre angulaire de toute démarche de prévention MASE. Sans une identification rigoureuse des dangers et une cotation pertinente des risques, il est impossible de hiérarchiser les actions et d’allouer efficacement les ressources de prévention.

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)

Le DUERP est l’outil central de l’évaluation des risques. Obligatoire pour toute entreprise employant au moins un salarié, il prend une dimension particulière dans le cadre du MASE. Le référentiel exige que le document unique soit non seulement à jour (mise à jour annuelle au minimum et à chaque changement significatif), mais qu’il reflète réellement les situations de travail observées sur le terrain.

Un DUERP conforme aux exigences MASE doit couvrir l’ensemble des unités de travail, intégrer les risques liés aux activités de co-activité (interventions chez les donneurs d’ordres), prendre en compte les situations dégradées et d’urgence, et être alimenté par les remontées du terrain (presqu’accidents, situations dangereuses signalées par les salariés).

Les méthodes d’analyse des risques

Le MASE n’impose pas une méthode unique d’analyse des risques, mais exige que la méthodologie retenue soit documentée, reproductible et adaptée à l’activité de l’entreprise. Parmi les méthodes couramment utilisées dans le cadre MASE, on retrouve :

  • L’analyse par unité de travail : identification systématique des dangers pour chaque poste ou situation de travail, cotation de la gravité et de la probabilité, définition des mesures de prévention existantes et des actions complémentaires nécessaires.
  • L’arbre des causes : méthode d’analyse a posteriori des accidents et incidents qui permet de remonter aux causes racines et d’identifier les facteurs organisationnels, techniques et humains ayant contribué à l’événement.
  • L’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité) : approche préventive particulièrement adaptée à l’analyse des risques liés aux équipements et aux procédés industriels.
  • L’analyse des tâches : décomposition fine des activités réalisées par les opérateurs pour identifier les risques à chaque étape d’une opération.

Quelle que soit la méthode choisie, le MASE insiste sur la participation des salariés à l’évaluation des risques. Les opérateurs qui réalisent les tâches au quotidien sont les mieux placés pour identifier les dangers réels et proposer des solutions de prévention pragmatiques. Cette approche participative renforce l’adhésion aux mesures de prévention et contribue à développer la culture sécurité.

Le plan de prévention MASE

Le plan de prévention est le document opérationnel qui traduit les résultats de l’évaluation des risques en actions concrètes. Dans le cadre du MASE, il prend deux formes complémentaires : le plan de prévention annuel de l’entreprise et les plans de prévention spécifiques à chaque chantier ou intervention.

Le plan de prévention annuel

Le plan de prévention annuel découle directement du DUERP. Il liste les actions de prévention à mettre en oeuvre au cours de l’année, avec pour chacune : un responsable désigné, un délai de réalisation, les moyens alloués et les indicateurs de suivi. Le MASE exige que ce plan soit validé par la direction, communiqué à l’ensemble des salariés et suivi lors des revues de direction.

Les actions du plan de prévention doivent respecter les principes généraux de prévention définis par le Code du travail : éviter les risques, évaluer les risques qui ne peuvent être évités, combattre les risques à la source, adapter le travail à l’homme, tenir compte de l’évolution de la technique, remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou ce qui l’est moins, planifier la prévention, donner la priorité aux mesures de protection collective, et donner les instructions appropriées aux travailleurs.

Les plans de prévention spécifiques (chantiers et co-activité)

Lorsqu’une entreprise certifiée MASE intervient chez un donneur d’ordres ou sur un chantier, un plan de prévention spécifique doit être élaboré. Ce plan, réalisé conjointement avec l’entreprise utilisatrice, identifie les risques liés à la co-activité et définit les mesures de prévention mutuelles.

Le MASE accorde une importance particulière à la qualité de ces plans de prévention. Ils doivent être réalisés à la suite d’une inspection commune préalable, prendre en compte les risques spécifiques de l’environnement de travail du donneur d’ordres, et être portés à la connaissance de tous les intervenants. Pour les travaux dangereux listés par la réglementation (travaux en hauteur, travaux à proximité de réseaux, travaux en espace confiné, etc.), le plan de prévention est obligatoire quel que soit le nombre d’heures d’intervention.

Les autorisations de travail et permis spéciaux

En complément du plan de prévention, le MASE impose la mise en place de procédures d’autorisation de travail pour les activités à risques particuliers. Les permis de feu, permis de fouille, permis de pénétrer en espace confiné et autres autorisations spécifiques permettent de s’assurer que les conditions de sécurité sont réunies avant le démarrage des travaux et que les opérateurs disposent des compétences et des équipements nécessaires.

Les équipements de protection (EPI/EPC)

La mise en place d’équipements de protection constitue un maillon essentiel de la chaîne de prévention. Le MASE distingue clairement les protections collectives (EPC) et les protections individuelles (EPI) et rappelle le principe fondamental de la hiérarchie des mesures de prévention : la protection collective prime toujours sur la protection individuelle.

Les Équipements de Protection Collective (EPC)

Les EPC agissent à la source du risque ou interposent une barrière entre le danger et les travailleurs. Ils protègent l’ensemble des personnes exposées sans nécessiter d’action de leur part. Parmi les EPC les plus courants dans le cadre MASE : les garde-corps et filets de sécurité pour le travail en hauteur, les systèmes de ventilation et d’aspiration pour les risques chimiques, les écrans acoustiques et les encoffrements pour le bruit, les dispositifs de consignation des énergies pour la maintenance, et les systèmes de détection de gaz pour les atmosphères dangereuses.

Le MASE exige que les EPC soient maintenus en bon état de fonctionnement, vérifiés périodiquement conformément à la réglementation, et que les résultats de ces vérifications soient documentés et accessibles.

Les Équipements de Protection Individuelle (EPI)

Les EPI ne doivent être utilisés qu’en complément des protections collectives ou lorsque celles-ci sont techniquement impossibles à mettre en oeuvre. Le MASE attend des entreprises qu’elles formalisent le choix des EPI en fonction des risques identifiés, qu’elles assurent la formation des utilisateurs au port et à l’entretien de ces équipements, et qu’elles vérifient leur utilisation effective sur le terrain.

Les EPI comprennent notamment : les casques de protection, les protections auditives (bouchons, casques anti-bruit), les lunettes et écrans faciaux, les gants adaptés aux risques (chimiques, mécaniques, thermiques), les chaussures de sécurité, les vêtements de protection (haute visibilité, anti-statiques, ignifugés), les harnais antichute et les appareils de protection respiratoire.

Le référentiel MASE insiste sur la traçabilité des EPI : registre de dotation individuelle, suivi des dates de péremption, contrôle de l’état des équipements avant chaque utilisation, et remplacement systématique après un choc ou un incident. Les vérifications périodiques obligatoires (harnais antichute, appareils respiratoires isolants) doivent être réalisées par des organismes compétents et les rapports conservés.

La formation à la prévention

La formation est le levier par lequel l’entreprise transforme ses exigences de prévention en comportements concrets sur le terrain. Le MASE place la formation au coeur de sa démarche et exige que chaque salarié dispose des compétences nécessaires pour travailler en sécurité dans son environnement professionnel.

Les formations obligatoires et réglementaires

Le MASE impose le respect de l’ensemble des obligations réglementaires en matière de formation à la sécurité : accueil sécurité pour les nouveaux embauchés, formation au poste de travail, habilitations électriques, CACES (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité), formation amiante, formation travail en hauteur, formation espaces confinés, SST (Sauveteur Secouriste du Travail), et toutes les formations spécifiques liées aux risques identifiés dans le DUERP.

Le référentiel exige que l’entreprise tienne à jour un plan de formation annuel intégrant l’ensemble des besoins en matière de sécurité, santé et environnement. Ce plan doit être dimensionné en fonction des risques de l’entreprise et couvrir l’ensemble des salariés, y compris les intérimaires et les sous-traitants intervenant sur les chantiers.

L’accueil sécurité et les causeries

L’accueil sécurité est un moment clé dans le cadre du MASE. Chaque nouvel arrivant (salarié, intérimaire, sous-traitant, visiteur) doit bénéficier d’un accueil formalisé avant sa prise de poste. Cet accueil couvre les règles de sécurité générales de l’entreprise, les risques spécifiques du site ou du chantier, les consignes d’urgence et d’évacuation, et les équipements de protection à utiliser.

Les causeries sécurité (ou quarts d’heure sécurité) sont des échanges courts et réguliers entre l’encadrement et les opérateurs sur des thèmes de prévention. Le MASE encourage vivement ces pratiques qui permettent de maintenir la vigilance, de partager les retours d’expérience et de renforcer la communication ascendante sur les situations dangereuses.

La formation continue et le développement des compétences

Au-delà des formations réglementaires, le MASE valorise les entreprises qui investissent dans la formation continue de leurs équipes en matière de prévention. Les recyclages réguliers, les exercices de simulation d’urgence, les formations aux méthodes d’analyse des risques (arbre des causes, visite comportementale de sécurité) et les programmes de développement du leadership sécurité sont autant de leviers reconnus par le référentiel.

Les risques psychosociaux (RPS) dans le MASE

Les risques psychosociaux sont devenus une préoccupation majeure dans le monde du travail et le MASE n’échappe pas à cette évolution. Le référentiel intègre désormais pleinement les RPS dans le périmètre de la prévention, reconnaissant que la santé mentale est indissociable de la santé physique.

Identification et évaluation des RPS

Le MASE attend des entreprises qu’elles identifient et évaluent les facteurs de risques psychosociaux au même titre que les risques physiques ou chimiques. Les principaux facteurs de RPS à prendre en compte sont : l’intensité et le temps de travail (charge de travail excessive, horaires atypiques, urgence permanente), les exigences émotionnelles (contact avec le public, confrontation à la souffrance), le manque d’autonomie, la qualité des rapports sociaux (conflits, isolement, harcèlement), les conflits de valeurs, et l’insécurité de la situation de travail.

L’évaluation des RPS doit figurer dans le DUERP et s’appuyer sur des données objectives : indicateurs d’absentéisme, de turn-over, de plaintes, de recours au médecin du travail, ainsi que sur des données subjectives recueillies via des questionnaires anonymes ou des entretiens avec les salariés.

Actions de prévention des RPS

Le MASE privilégie la prévention primaire des RPS, c’est-à-dire l’action sur les causes organisationnelles plutôt que la seule prise en charge individuelle des salariés en difficulté. Les entreprises sont encouragées à agir sur l’organisation du travail, la clarté des rôles et des responsabilités, la qualité du management, les espaces d’expression et de dialogue, et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les actions de prévention secondaire (formation des managers à la détection des signaux faibles, mise en place de cellules d’écoute) et tertiaire (accompagnement des salariés en souffrance, procédures de signalement du harcèlement) complètent le dispositif. Le MASE évalue la maturité de l’entreprise sur ces sujets lors de l’audit de certification.

Indicateurs de prévention et suivi

Le MASE est un référentiel fondé sur l’amélioration continue, ce qui implique de mesurer régulièrement l’efficacité des actions de prévention. Les indicateurs constituent le tableau de bord de la performance SSE de l’entreprise et sont examinés lors de chaque suivi semestriel et de chaque audit.

Indicateurs de résultats (indicateurs retardés)

Les indicateurs de résultats mesurent l’impact des actions de prévention sur la sinistralité. Les principaux indicateurs suivis dans le MASE sont :

  • Taux de fréquence (TF) : nombre d’accidents avec arrêt par million d’heures travaillées. C’est l’indicateur de référence du MASE.
  • Taux de gravité (TG) : nombre de jours d’arrêt par millier d’heures travaillées.
  • Taux de fréquence des accidents sans arrêt : permet de suivre l’ensemble de la sinistralité, y compris les événements de faible gravité.
  • Nombre de maladies professionnelles déclarées et reconnues.
  • Nombre d’incidents environnementaux.

Indicateurs de moyens (indicateurs avancés)

Les indicateurs de moyens mesurent l’effort de prévention de l’entreprise et permettent d’anticiper l’évolution des résultats. Le MASE valorise particulièrement ces indicateurs proactifs :

  • Nombre de situations dangereuses signalées : un indicateur élevé traduit une bonne culture de remontée d’information, pas un environnement plus dangereux.
  • Nombre de causeries sécurité réalisées.
  • Taux de réalisation du plan de formation sécurité.
  • Nombre de visites de sécurité et d’audits internes réalisés.
  • Taux de réalisation du plan d’actions de prévention.
  • Nombre de presqu’accidents analysés.

L’analyse croisée des indicateurs avancés et retardés permet d’évaluer la maturité du système de management SSE et d’ajuster les priorités de prévention. Le MASE exige que ces indicateurs soient présentés et analysés lors des revues de direction et communiqués à l’ensemble des salariés pour maintenir la mobilisation collective.

Nos articles sur la prévention des risques

Explorez nos articles détaillés pour approfondir chaque dimension de la prévention des risques dans le cadre du MASE :

Risques spécifiques et approches MASE

Substances et agents dangereux

  • Les risques liés aux substances dangereuses dans le MASE
  • Prévention des risques liés aux agents chimiques (MASE)

Risques physiques et ergonomiques

  • Les risques liés au travail en hauteur dans le MASE
  • Les risques liés au bruit dans le MASE
  • Les risques liés aux équipements de travail (MASE)
  • Les risques liés à la manutention manuelle dans le MASE
  • Prévention des risques liés aux vibrations (MASE)

Environnement et situations particulières

  • Les risques environnementaux dans le MASE
  • Les risques liés au travail isolé dans le MASE
  • Mesures de sécurité recommandées par le MASE pour les chantiers
  • Les risques liés au travail de nuit dans le MASE

Parcours MASE : explorez toutes les dimensions du référentiel

La prévention des risques s’inscrit dans un système de management global. Découvrez les autres piliers du MASE pour construire une démarche SSE complète et cohérente :

Questions fréquentes sur la prévention des risques MASE

Quels sont les principaux risques couverts par le MASE ?

Le MASE couvre quatre grandes catégories de risques : les risques physiques et mécaniques (chutes, manutention, bruit, vibrations), les risques chimiques (substances dangereuses, agents CMR), les risques psychosociaux (stress, harcèlement, burn-out) et les risques environnementaux (pollution, déchets, émissions). Cette approche globale distingue le MASE des démarches qui se limitent à la sécurité physique.

Le DUERP est-il obligatoire pour la certification MASE ?

Oui, le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels est une exigence incontournable du MASE. Il doit être à jour, couvrir l’ensemble des unités de travail, intégrer les risques liés à la co-activité et être alimenté par les remontées terrain (presqu’accidents, situations dangereuses). Son absence ou son caractère obsolète constitue un écart majeur lors de l’audit.

Comment le MASE intègre-t-il les risques psychosociaux ?

Le MASE exige que les RPS soient intégrés au DUERP et fassent l’objet d’actions de prévention spécifiques. L’entreprise doit identifier les facteurs de risque (charge de travail, harcèlement, isolement), mettre en place des indicateurs de suivi (absentéisme, turn-over) et privilégier la prévention primaire en agissant sur l’organisation du travail.

Quelle est la différence entre EPI et EPC dans le MASE ?

Les EPC (Équipements de Protection Collective) protègent l’ensemble des travailleurs sans action de leur part (garde-corps, ventilation, écrans acoustiques). Les EPI (Équipements de Protection Individuelle) protègent uniquement leur porteur (casque, gants, harnais). Le MASE impose une hiérarchie stricte : les EPC doivent toujours être privilégiés avant de recourir aux EPI.

Quels indicateurs de prévention le MASE exige-t-il de suivre ?

Le MASE exige le suivi d’indicateurs de résultats (taux de fréquence, taux de gravité, maladies professionnelles) et d’indicateurs de moyens (situations dangereuses signalées, causeries réalisées, taux de formation, audits internes). L’analyse croisée de ces deux types d’indicateurs permet de piloter efficacement la prévention et d’anticiper les dérives.

Comment élaborer un plan de prévention conforme au MASE ?

Un plan de prévention MASE découle du DUERP et doit lister les actions prioritaires avec un responsable, un délai, des moyens et des indicateurs de suivi. Il respecte les neuf principes généraux de prévention du Code du travail et doit être validé par la direction, communiqué aux salariés et suivi lors des revues de direction. Pour les interventions chez un donneur d’ordres, un plan de prévention spécifique de co-activité doit être élaboré conjointement.

La formation sécurité est-elle vérifiée lors de l’audit MASE ?

Oui, l’audit MASE vérifie que l’entreprise dispose d’un plan de formation annuel couvrant l’ensemble des besoins SSE, que les formations réglementaires sont à jour (habilitations, CACES, SST), que les accueils sécurité sont formalisés et que des actions de sensibilisation régulières (causeries, exercices) sont réalisées. Les preuves documentaires (attestations, émargements) sont systématiquement contrôlées.

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